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Histoire de Coubon

La présence de l'homme à Coubon , attestée par de nombreuses traces, remonte à la préhistoire . La géologie et le climat ont façonné un territoire très favorable à l'homme . La Loire est au centre du développement de Coubon, à toutes les époques. L'origine étymologique de Coubon est incertaine . « Cobone » est cité dès 1090 dans le cartulaire de l'abbaye de St Chaffre du Monastier. Volhac et ses vignes sont mentionnés dans une charte de 1097 pour le départ de Pierre et Pons de Fay pour la croisade.

Géologie

A l'ère primaire une faille géologique apparait, notamment en bas de Charentus . La Loire occupe aujourd'hui la faille et sépare les terrains sédimentaires du vieux socle granitique du Velay daté de - 385 millions d'années. Durant l'ère tertiaire, plusieurs lacs se sont succédés dans le bassin du Puy déposant des sédiments dont les marnes du mont St Maurice. Le volcanisme embrase le sud du Velay, le Mézenc ( 1754 m ) surgit il y a environ 10 millions d'années. A l'ère quaternaire, deux dépressions de part et d'autre du plateau basaltique du Devès vont accueillir La Loire et l'Allier. Des sables à mastodontes sont visibles dans le méandre de Farges. L' homme a trouvé un environnement très propice grâce à différents facteurs . La géologie fait alterner des terrains durs avec des abris naturels, de riches alluvions et des dépôts de cendres volcaniques . Un climat spécifique et une bonne exposition y ont même permis beaucoup plus tard la culture de la vigne. Et bien entendu, la Loire a constitué une réserve de nourriture fondamentale.

Préhistoire

Les premières traces préhistoriques sont des petits outils vieux d'environ 8000 ans, les chasseurs de cerf sangliers et chamois parcouraient déjà les plateaux qui dominent Coubon. Une sépulture collective au Mont Jonnet date probablement de 3 à 4000 ans et montre l'existence de rites funéraires. Des outils ont été trouvés dans les abris troglodytiques de La Roche et du Mont St Maurice, celui-ci fournit des indices de culte préhistorique : dolmen écroulé, sarcophages, citernes.

Epoque Gallo romaine

Des pistes gauloises existaient probablement, suivant les vallées, utilisant des gués, traversant les plateaux à 800 m, puis des cols à 1200m . Les constructeurs romains se sont sans doute bornés à améliorer ces pistes . Les vins d'Italie, la céramique campanienne parvenaient dans la région . Un cippe romain tumulaire en arkose se trouve près de l'église de Coubon. Les antiques vellaves étaient certainement en relation avec leurs voisins helviens, dont la capitale était Alba ( Ardèche ), la première voie passait par St Paulien, Alba puis la vallée du Rhône. De nombreux fragments de poteries, bronze et verreries ont été découverts sur la commune, et sont exposés au Musée Crozatier du Puy, dont une tête de divinité de 32 cm trouvée près de la Roche à Coubon.

Moyen Age

Coubon entre dans l'histoire en 1090, l'évêque du Puy Adhemar de Monteil va conduire la première croisade et fait don de l'Eglise St Georges de Coubon à l'abbé Guillaume 4 du monastère bénédictin de St Chaffre du Monastier. Coubon est à cette époque une étape stratégique, c'est ici que la route du Puy à Avignon franchit La Loire, itinéraire déjà fréquenté par les légions romaines. Le compoix de 1696 ( cadastre ) dénombre alors 19 maisons à Coubon, et plusieurs maisons de maîtres, la maison carrée de Jean Louis Baud qui deviendra le manoir des sœurs St Charles puis sera incorporé dans la maison de retraite, la maison et curtilhage de Vidal Pommarel deviendra la mairie. Un béal longe La Loire et alimente plusieurs moulins à eau, utilisés pour moudre le grain, opération très pénible à la main ; le seigneur local bénéficiait du droit de ban en contrepartie de l'utilisation de l'eau de La Loire.

Les ponts de Coubon

Plusieurs voies antiques passaient sur le territoire actuel de Coubon. La voie du Mézenc à Laussonne, celle de Solignac à Cayres, La route du Monastier, une bifurcation de la voie principale qui reliait la Méditerranée à la Bretagne, enfin la route d'Avignon. Selon toutes probabilités, La Loire était franchie à Coubon. La plus ancienne mention est de 1290 : « pont de Coubon de sept à huit arcs ... » . Plusieurs ponts de bois ont ensuite été construits puis détruits par les crues. Pendant une longue période jusqu'à la Révolution , le pont a été remplacé par un bac . En 1845 un pont suspendu est inauguré, puis englouti par la crue de 1866, le bac reprend du service . Un autre pont suspendu est construit en 1875, qui sera remplacé à l'apparition de l'automobile par un pont en dur en 1928, emporté par la crue de 1980. Le pont actuel est ouvert en 1984.

L'Eglise

Elle est reconstruite en 1837. Quelques éléments subsistent de la chapelle Ste Catherine fondée par les Poinsac au 14ème siècle, chapelle où ils auront leur sépulture . Un bénitier en granit daterait du 11ème siècle, de la première église.

Développement industriel

Les faïenceries d'Orzilhac

C'est en 1777 que Joseph Ignace Lashermes crée la faïencerie. L'argile rose du Mont St Maurice utilisée à la faïencerie, alimenta en partie la production sur une vingtaine d'années. Certaines pièces sont exposées au Musée Crozatier du Puy.

Chemin de fer : la ligne Le Puy Langogne, la gare de Coubon Volhac

A l'orée du 20ème siècle de grands espoirs sont nés pour le développement industriel, et apparait le chemin de fer qui devait désenclaver les campagnes. Cette voie unique de 53 km destinée à irriguer le quart sud est de la Haute Loire a été ouverte le 1er juillet 1912, exploitée par la compagnie PLM . Apres certaines difficultés d'exploitation , telles que la neige avec des congères qui pouvaient atteindre 7 m de haut, puis la concurrence de la route, le trafic voyageur prit fin en 1946, et la fermeture définitive eut lieu en 1981. Ces quelques 30 années d'exploitation réelles peuvent sembler peu de chose. Mais les différents projets parfois trop ambitieux, le premier en 1865, jusqu'à l'adjudication en 1905, ont occupé beaucoup de monde et fait couler beaucoup d'encre. Ensuite la phase de construction a été extrêmement laborieuse , 16 km à plus de 1000 m d'altitude, 7 tunnels totalisant 3896 m, 17 ponts et 3 viaducs, 13 passages inférieurs, 30 passages à niveau ,533 m de dénivelé, 7 gares ; de nombreux ouvriers travailleront sur le chantier, trouvant le gîte et le couvert dans les cambuses, ce qui eut une grande incidence sur la vie économique et sociale pendant 30 ans environ. La conception parfaite des ouvrages d'art la qualité et le fini de leur exécution se remarquent toujours un siècle après leur réalisation. La ligne est aujourd'hui totalement déclassée et aménagée pour la promenade.

L'usine de la Darne

Le 3 novembre 1908 est posée la première pierre de la société des fileries de la Darne, fondée par Mr Vacher un industriel en dentelles du Puy, afin de concurrencer le fil de lin belge nécessaire à la dentelle. Cette usine impliquera la construction du pont sur la Laussonne, d'un barrage sur La Loire avec chute d'eau et d'une usine électrique à Charentus construite pendant la guerre de 14/18 ( toujours en service aujourd'hui ) , cette électrification locale bénéficie à la commune qui se voit concéder gratuitement 2 lampes de 25 bougies. En 1920, 160 personnes travaillent à la filature, la gare de Coubon connait alors une grande activité. Durant la 2ème guerre mondiale le fil manque et l'usine tourne à plein. A la libération, des usines plus modernes sont construites dans toute le France, la guerre d'Algérie tarit les derniers clients, l'usine ferme en 1976. Elle aura rythmé pendant plus de 60 ans la vie ouvrière de la commune, sa haute cheminée de 42 m et ses bâtiments sont l'objet d'un projet de classement à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Grands personnages

Missionnaire : Le Père Henri Chanes De l'Holme, un martyr du Velay Il naît le 22 juillet 1865 à l'Holme . Il s'embarque le 23 décembre 1889 pour le Kouang-Tong (Canton). Il est envoyé dans le district de Shiou-Hing (aujourd'hui Zhaoqing) situé sur le fleuve Si-Kiang (aujourd'hui Xijiang) à l'est de Canton . Les débuts de l'évangélisation dans le district de Zhaoking sont difficiles . Nous sommes au lendemain de la guerre du Tonkin . Les « Pavillons noirs » menacent de s'emparer de la province de Canton et de renverser la dynastie mandchoue. Des bandes de brigands sèment la terreur dans le pays et ravagent les missions . Au matin du 14 octobre 1898 à Pak-Tong, une émeute éclate et les insurgés s'en prennent à la « maison du diable d'étranger » , ils se ruent dans la chapelle massacrant le Père Chanes et dix chrétiens qui n'avaient pu s'enfuir.

Des grands personnages politiques qui ont marqué leur époque : Claude François Benoit Richond : député de la Haute Loire, au conseil des « Cinq Cents » pendant la Révolution. Jules Gabriel de Vinols de Montfleury : né en 1820, admis à St Cyr , député de la Haute Loire, maire de Coubon.

Un grand personnage scientifique : le docteur Claude Denis Balme. Né en 1742, il a travaillé 30 années sur la rage et se flattait d'avoir découvert le moyen de guérir cette maladie, presqu' un siècle avant Pasteur. Il s'est également intéressé à la santé des artisans . Ses travaux, publiés dans l' essai thérapeutique sur la rage, et d'autres écrits sont reconnus par la « société royale de médecine » .

Epoque actuelle

Aujourd'hui Coubon fait partie de la communauté d'agglomération du Puy en Velay, qui structure la vie économique sociale et culturelle du bassin du Puy. L'ouverture sur la vallée du Rhône est matérialisée par un axe à 4 voies via St Etienne, le rattachement administratif à Clermont Ferrand reste primordial. Les loisirs découlent de la proximité du Mézenc qui domine la région de ses 1754 m, de plusieurs lacs, du chemin de St Jacques de Compostelle et bien entendu de La Loire et du chemin de Stevenson . Ski et raquette l'hiver, randonnées, équitation, cyclo toute l'année, on peut comprendre l'attrait qu'exerce un tel environnement depuis fort longtemps.

Mairie de Coubon Place Clément Janequin 43700 COUBON - Tél. : 0471088032 - Fax : 0471088871 - Email : mairie@coubon.fr

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