L’Eglise Saint-Georges de Coubon : Dépendance depuis 1090 de l’abbaye Saint-Chaffre du Monastier; elle a été agrandie en 1834. De l’édifice primitif qui abritait la chapelle Sainte-Catherine fondée vers 1340 par Guillaume Dalmas de Poinsac, seule subsiste la façade de style roman.
Château de Poinsac : à 1,5 km au Sud-Ouest sur les flancs de l’Argentaine dominant Coubon; le château a fière allure. Son donjon carré fut construit en 1389, les parties les plus anciennes datent du XIIème siècle ; la façade Ouest a été reconstruite dans le goût de l’époque par Jacques de Poinsac qui fréquentait alors la cour de Louis XV. Les Dalmas l’ont occupé pendant 800 ans avant de le vendre à la veille de la Révolution. Le château est classé Monument Historique depuis 1987.
Château de Latour-Daniel : à 1 km au Nord de Coubon; son nom vient de « Turris Neillis » ou Tour Noire, allusion au basalte noir dont les blocs ont servi à la construction du donjon qui date du XIVème siècle. Le logis du XVème siècle a été magnifiquement orné par les Rochebaron : tourelle d’escalier, cheminées témoignent d’un art consommé de la sculpture.
Maison Forte de Volhac : le « fortalicium » de Volhac est cité dès 1320 ; c’était une possession des Tournon qui avaient succédé aux Deydier et qui étaient alliés aux Chapteuil. Le bâtiment a subi les vicissitudes de l’histoire, incendié en 1594 lors des guerres de religion et lors de la Révolution après la fuite de son propriétaire Pierre Chardon des Roys. Il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1966.
Château de Gendriac : à 3 km au Nord de Coubon ; le château se distingue par son donjon pittoresque perché sur un piton volcanique. Depuis le XIIème siècle, ce fut la propriété des Azon qui le cédèrent ensuite aux Béraud. Ces derniers descendant d’une branche cadette des Mercoeur, s’allièrent aux Dalmas de Poinsac. Jeanne Béraud de Gendriac épousa le 20 janvier 1526 Thèofréde de Poinsac, elle était la filleule de Diane de Poitiers alors favorite d’ Henri II
Maison de Charentus : dans le hameau de Charentus ; citée dès le XVIème siècle ; tour d’escalier à colimaçon ; propriété de la famille Pascal.
Prieuré de Saint-Maurice de Magnore : sur le Mont Saint-Maurice, quelques ruines éparses dans les buissons, une citerne, des sarcophages et des tombes creusées dans le roc, tels sont les restes du prieuré Saint-Maurice de Magnore qui dépendait de Saint-Pierre du Monastier. Une bulle du pape Alexandre III le mentionne en 1179. La chapelle de Saint-Maurice est citée dans le Compois du Mandement de Bouzols en 1696.
Trou du Soleil : sur le flanc Est du Mont Saint-Maurice, à 200 m au dessus de la route de Coubon à Orzilhac, un rocher en forme d’arc-boutant, largement échancré en son milieu, attire l’attention. Résultat de l’érosion ou fruit du travail des hommes ? A. Boudon-Lashermes avait tranché la question qui y voyait un lieu de culte préhistorique du soleil à l’instar des Externsteine d’Irminsul dans la forêt de Teutoburg (« le Velay Gallo-Grec »)
Les trois Pesades : à 200 m au Nord-Ouest du manoir de Bois-Rouillier (coord. 726,45/297,85 Carte Etat Major 1/20.000 Cayres). Elles sont déjà signalées dans le Compois de Mandement de Bouzols en 1696. Dans un bosquet dominant à l’Ouest les vallées de la Laussonne et de la Loire, face au Mont Saint-Maurice, un rocher creusé de trois cavités porte d’après la tradition, l’empreinte du pied d’un animal. D’après J. Markale, grand spécialiste du monde celte (« le mystère des pierres à bassin » Roger Matthieu), il s’agit d’un vestige de la civilisation mégalithique dont nous avons perdu la clef d’interprétation. Le christianisme l’a adaptée puisqu’une pierre semblable à Saint-Martin de Fugères, appelée Pierre de Saint Théofréde, porte d’après la tradition, l’empreinte du pied d’un cheval. Saint-Théofréde s’en serait élancé pour fuir le diable qui le tentait dans sa solitude.
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